Le mot d'accueil du curé

À tous !

Que le porche de Saint-Michel s’ouvre ! Que le porche de notre paroisse ouvre sur une communauté accueillante, rayonnant de cette bienveillance qui en fait un lieu familier ! Que le porche de notre église ouvre à la fontaine de vie que représente notre foi, à cet amour de Dieu qui suppose et nourrit l’amour des hommes ! Bienvenue à Porchefontaine !

Héritiers d’une histoire, notre clocher fait encore résonner cette devise écrite sur le livre d’or d’un quartier béni : « bonté, gaité, camaraderie. » A ceux qui cherchent à être aimés pour ce qu’ils sont, qu’ils trouvent la bonté du Christ dans le regard de ses fidèles porchifontains ; à ceux qui veulent espérer de l’existence, qu’ils trouvent la gaité du Christ dans l’enthousiasme de ses disciples porchifontains ; à ceux qui en appellent à l’humanité, qu’ils trouvent la camaraderie du Christ dans la charité de ses frères et sœurs en Dieu !

Que ce porche s’ouvre pour la vie, que chacun trouve son bonheur à Saint-Michel !

Le dernier édito du curé

De la parole de Dieu à la parole de vie

 

Il s’appelait Augustin, mais il pourrait s’agir de moi. Sa mère était passionnément chrétienne et n’avait de cesse de l’initier aux Saintes Écritures. Mais la Parole de Dieu ne trouvait en lui aucun écho… Elle résonnait plutôt des fables de son enfance et, d’une écriture trop simpliste à son goût, elle faisait offense à son intelligence. La Bible pouvait certes intéresser certains, mais il décida que les voies de la sagesse seraient autres pour lui… Sa mère en pleura. Elle aurait tant aimé que son fils s’imprégnât des mots de la foi et qu’ils partageassent le même amour de Dieu. Par affection filiale, Augustin aurait voulu lui faire ce plaisir, mais il butait désespérément sur cet ouvrage. Après tout, il narrait bien l’histoire d’un peuple privilégié de Dieu et qui n’était pas le sien… Il évoquait des terres qu’il n’avait jamais visitées et dont les images étaient pourtant le symbole des vérités évoquées. Il était le fruit d’une culture, forgée par une langue inconnue de lui et dont la traduction était lourde de conséquence : elle engageait toute une vie à sa suite… Mais Augustin devait aussi, en conscience, s’avouer avoir des réticences plus personnelles, à l’accueil de cette parole. Il fit la connaissance d’Ambroise, un évêque sympathique à l’éloquence reconnue, un érudit à même de lui présenter les Saintes Écritures. Admiratif de ses talents oratoires, il dédaignait cependant de porter attention au contenu de ses idées. Il se faisait plutôt un jeu de chercher, de sermon en sermon, la faute de style ou la faille de l’argumentation. Tout menu défaut justifiait ainsi de ne pas croire et de ne pas remettre en question ses manières d’être. Tous les efforts et tous les talents semblaient vains pour convaincre Augustin. Au grand dam des croyants, force était de constater que la Parole de Dieu n’était pas magique, puisque les mots ne parvenaient pas à provoquer l’adhésion. Et pourtant, tant d’hommes et de femmes lui ont conditionné leurs vies, parce que les Écritures ne racontent pas seulement une histoire. Elles révèlent les clefs de l’existence à qui s’y intéresse de près. Mais pour cela, il faut une grande liberté intérieure, qui réponde à la liberté de ton de la Parole de Dieu. Cette dernière peut tout autant nous rassurer que nous déranger ; nous consoler que nous piquer aux entournures. Elle ne vise qu’à nous dire la vérité sur le cœur des hommes et sur l’existence de Dieu, dont la rencontre devient une raison d’être. La recherche de la sagesse est la condition première de tout contact avec les Écritures. Elles nécessitent de vouloir se poser des questions et d’oser se remettre en question. Elles impliquent une orientation de vie, ne laissant pas indifférent quiconque s’y fie. Augustin le savait, mais il résistait… Un jour, Ambroise commentait l’évangile où Jésus déplora l’endurcissement de cœur des pharisiens, qui décidèrent de sa mort parce qu’il avait guéri un paralysé, en contrevenant à la loi. L’évêque de Milan soulignait que le témoignage de la plus élémentaire charité ne gagne pas les âmes, qui ne sont pas disposées à voir leurs intérêts perturbés. Ému, Augustin entendit la voix qui l’invitait à prendre la Bible et à la lire vraiment. Pour lui, elle devint enfin une parole de vie. Ce n’est donc qu’au cœur transpercé d’amour que la Parole de Dieu peut parler…

 

Père Raphaël Prouteau

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janvier, 2020

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31jan9 h 30 min10 h 30 minLecture Osée et Ezéchiel (8), salle JPII

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Nouveau : le ciné-lycée !

Pour les lycéens, dans la salle ciné de Saint-Michel ! De 18h à 21h, les dimanches 22 septembre, 1er décembre (attention : nouvelle date !), 26 janvier, 15 mars et 17 mai.

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Marche de Saint-Joseph (10e édition)

Les hommes de la paroisse sont invités à se joindre à la Marche de Saint-Joseph, le samedi 21 mars 2020. Cette marche s’adresse à tous les hommes, pères, époux, de toutes générations, engagés dans la vie de l’Eglise, croyants ou en questionnement. Un groupe partira de Saint-Michel, vers 7 heures le samedi matin. Il rejoindra…

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Conférences sur l’Esprit Saint

Cycle de 4 conférences sur l’Esprit Saint par le père Jean-Marc Bot à l’église Saint-Symphorien de Versailles à 20h45 : – mardi 14 janvier : l’Esprit Saint et les sacrements ; – mardi 21 janvier : l’Esprit Saint et les vertus ; – mardi 28 janvier : l’Esprit Saint et les charismes ; – mardi…

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Misatango de Martin Palmeri vendredi 29 novembre à 20h45

Concert de la Misa à Buenos Aires, aussi connue sous le nom Misatango, du compositeur argentin Martín Palmeri. Cette messe classique en latin (Kyrie, Gloria, etc.) avec des rythmes esprit tango vous surprendra. Elle sera chantée : Vendredi 29 novembre à 20h45 à l’église Saint-Michel, 18 rue des Célestins, Versailles-Porchefontaine et dimanche 1er décembre à 17h00…

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