Le mot d'accueil du curé

À tous !

Que le porche de Saint-Michel s’ouvre ! Que le porche de notre paroisse ouvre sur une communauté accueillante, rayonnant de cette bienveillance qui en fait un lieu familier ! Que le porche de notre église ouvre à la fontaine de vie que représente notre foi, à cet amour de Dieu qui suppose et nourrit l’amour des hommes ! Bienvenue à Porchefontaine !

Héritiers d’une histoire, notre clocher fait encore résonner cette devise écrite sur le livre d’or d’un quartier béni : « bonté, gaité, camaraderie. » A ceux qui cherchent à être aimés pour ce qu’ils sont, qu’ils trouvent la bonté du Christ dans le regard de ses fidèles porchifontains ; à ceux qui veulent espérer de l’existence, qu’ils trouvent la gaité du Christ dans l’enthousiasme de ses disciples porchifontains ; à ceux qui en appellent à l’humanité, qu’ils trouvent la camaraderie du Christ dans la charité de ses frères et sœurs en Dieu !

Que ce porche s’ouvre pour la vie, que chacun trouve son bonheur à Saint-Michel !

Le dernier édito du curé

L’avenir !

 

L’histoire se passe en France, dans une paroisse catholique. Bakhita, une vieille soudanaise, se rend dans son église pour y entendre la messe. Ces murs sont, pour elle, un refuge. Capturée dans son enfance pour être vendue comme esclave, elle a subi les horreurs des hommes qui piétinèrent sa dignité. De sévices en maîtres successifs, elle se retrouva au service d’un ambassadeur italien, qui la reçut comme une sœur. L’humanité de cet homme lui ouvrit les portes de l’église, dont l’odeur humera toujours celle de la liberté. Bakhita aime donc ce lieu et le curé la connaît bien. Nous sommes à la fin de l’année liturgique et les lectures ont un accent apocalyptique. Elles résonnent des prédictions cataclysmiques, qui se perdent dans l’air serein d’un quartier de l’ouest francilien. Le nez au vent, certains se disent que ce n’est pas pour demain et qu’il sera toujours temps de réagir en temps opportun… Après tout, pourquoi s’angoisser avant l’heure et risquer de passer à côté de l’actuel bonheur ? D’autres voient, dans l’annonce des catastrophes, l’image des séismes qui secouent la Terre aujourd’hui : des guerres économiques en guerres idéologiques ; des méfaits du réchauffement climatique aux mutations des modes de vie. Comme à chaque ère, notre génération semble connaître une apocalypse à laquelle elle doit résister… Devant ce panel de réactions, le prêtre cherche le juste ton de son homélie. Pour se frayer un chemin dans le méandre des idées, il sait que la peur de décevoir les attentes est mauvaise conseillère et que jamais l’angoisse ne conduit à la foi. Jésus ne martèle-t-il pas de ne pas s’inquiéter ?! Mais que dire alors des épreuves qui ne manquent pas ou ne manqueront pas ? Comment être lucide sur l’avenir qui se prépare, sans être paralysé à la perspective des difficultés qui se profilent ? Bousculé par ces tergiversations, son regard se pose sur Bakhita. Elle serait le plus à même de parler, elle qui se tient ici debout, après avoir traversé l’inimaginable. Reviennent alors au curé ces propos du Cardinal Veuillot : « Nous savons faire de belles phrases sur la souffrance. Moi-même j’en ai parlé avec chaleur. Dites aux prêtres de n’en rien dire : nous ignorons ce qu’elle est et j’en ai pleuré. » Il est bien délicat de parler de choses auxquelles nous ne sommes pas réellement confrontés. Tout discours manquerait alors d’authenticité et sonnerait creux comme tout prêt-à-penser. Mais il est plus sensible encore de parler d’apocalypse à ceux qui la vivent déjà, lorsqu’ils se retrouvent au milieu du chaos, devant fuir les vies qu’ils ont bâties ; lorsqu’ils sont persécutés pour leur foi au Christ, atteints jusque dans leur liberté de penser. Si le silence semble s’imposer, il peut aussi être une injure à la mémoire des éprouvés. Il est un devoir d’honorer la vertu de ceux qui, comme Bakhita, témoignent des ressources insoupçonnées de l’Homme. Maltraitée, elle s’accrocha à la vie comme au don le plus précieux. Elle fut récompensée en croisant le regard d’un chrétien, dont la charité lui a assuré d’être aimée pour elle-même. Par lui, elle découvrit la sagesse de la croix du Christ. Une croix qui offre de la stabilité aux vies ébranlées, leur offrant les assises de l’amour palpable de Dieu. Une croix qui évoque le don total de soi, qui seul rend crédible ce que l’on peut dire. Un don total de soi qui, dans les grands engagements ou les petites choses du quotidien, est la valeur tangible de nos vies. En regardant Bakhita, le curé prononça ces mots qu’elle lui souffla : « Je ne sais peut être pas ce qui m’attend dans le futur. Mais je sais au moins une chose : je me donnerai sans cesse pour aimer ce que je fais, avec ceux avec qui je vis. C’est en cela que je sauvegarde mon bonheur de vivre, quel que soit l’avenir !»

 

Père Raphaël Prouteau

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novembre, 2019

20nov14 h 00 min15 h 00 minObsèques d'André Roger

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Paroisse

Séance de dédicaces à Saint-Michel samedi 7 décembre de 14h à 17h30

Parmi les auteurs présents : – Bénédicte de Dinechin, pour Le Couple dont vous êtes les héros : ceci n’est pas un livre, mais un love-coach qui s’invite chez vous pour vous transmettre des clés de mieux-être qui vont concrètement changer votre vie : un véritable tutoriel de la vie de couple ! Conseillère conjugale, Bénédicte…

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Appel au don de jeux et jouets

En vue de la bourse aux jouets de la fête paroissiale de l’Avent (7 et 8 décembre), nous commençons à récupérer dès maintenant vos dons : jeux, jouets, livres d’enfants, déguisements, vélos, trottinettes… Pas de doudous et pas de peluches. Nous comptons sur vous. Vos dons sont à déposer à l’accueil aux heures d’ouverture ; nous…

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Diocèse

Misatango de Martin Palmeri vendredi 29 novembre à 20h45

Concert de la Misa à Buenos Aires, aussi connue sous le nom Misatango, du compositeur argentin Martín Palmeri. Cette messe classique en latin (Kyrie, Gloria, etc.) avec des rythmes esprit tango vous surprendra. Elle sera chantée : Vendredi 29 novembre à 20h45 à l’église Saint-Michel, 18 rue des Célestins, Versailles-Porchefontaine et dimanche 1er décembre à 17h00…

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Révision de la loi de bioéthique, communiqué de Mgr Aumonier

“En tant qu’évêques, nous devons éclairer les consciences, surtout quand la dignité des personnes est en jeu, en particulier celle des plus fragiles.” A partir du 24 septembre sera débattu à l’Assemblée Nationale le projet de révision de la loi de bioéthique. Les évêques de France, par la voix de Mgr de Moulins-Beaufort, président de…

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