Le mot d'accueil du curé

À tous !

Que le porche de Saint-Michel s’ouvre ! Que le porche de notre paroisse ouvre sur une communauté accueillante, rayonnant de cette bienveillance qui en fait un lieu familier ! Que le porche de notre église ouvre à la fontaine de vie que représente notre foi, à cet amour de Dieu qui suppose et nourrit l’amour des hommes ! Bienvenue à Porchefontaine !

Héritiers d’une histoire, notre clocher fait encore résonner cette devise écrite sur le livre d’or d’un quartier béni : « bonté, gaité, camaraderie. » A ceux qui cherchent à être aimés pour ce qu’ils sont, qu’ils trouvent la bonté du Christ dans le regard de ses fidèles porchifontains ; à ceux qui veulent espérer de l’existence, qu’ils trouvent la gaité du Christ dans l’enthousiasme de ses disciples porchifontains ; à ceux qui en appellent à l’humanité, qu’ils trouvent la camaraderie du Christ dans la charité de ses frères et sœurs en Dieu !

Que ce porche s’ouvre pour la vie, que chacun trouve son bonheur à Saint-Michel !

Le dernier édito du curé

Le cadeau du petit Jésus 

 

Jean se refuse à la magie de Noël. Il n’est plus un enfant, on ne lui raconte pas d’histoires. Bambin déjà, il savait que le « petit Jésus » n’avait rien à voir avec les cadeaux déposés au pied du sapin. Ce n’étaient que des sornettes, entretenues par des parents prêchant une sainte naïveté. Jean a largement dépassé l’âge de raison. Libre des chaînes de la crédulité enfantine, il en est certain : il n’est pas de magie de Noël.

Les cloches sonnent la messe dominicale, qui ouvre la deuxième semaine de l’Avent. Jean redoute d’entendre encore et toujours les mêmes textes, qui crient dans le désert de son âme. Il est imperméable à cette poésie divine, qui use d’histoires pour nous convaincre de bien vivre… Raide comme la justice, pour faire droit aux exigences de son intelligence qui pourchasse les mythes, Jean se tient les bras croisés au fond de l’église. Il en est convaincu, rien ne pourra combler le fossé qui sépare la religion de la réalité. À l’homélie, le prêtre évoque une anecdote sirupeuse.  « Un dimanche, raconte-t-il, un couple prit place au coin d’un pilier de la cathédrale. Le célébrant remarqua la tension palpable entre les époux et, pris d’affection, pria à leur intention. Peu après la consécration, il les regarda au moment d’engager les fidèles à poser un geste de paix. Le mari et la femme se sont alors tournés l’un vers l’autre et se sont embrassés. À partir de ce moment là, le sourire aux lèvres, ils ont discuté avec complicité le temps restant de la célébration. » Le prêtre conclut par cette maxime : « il ne faut pas attendre de se réconcilier pour faire un pas vers l’autre, il faut faire un pas vers l’autre pour se réconcilier. » Pour mignonne qu’elle soit, cette histoire n’infléchit pas le cœur de Jean. Arrive ensuite le moment fatidique où résonnent ces mots : « Frères et sœurs, dans la charité du Christ, donnez-vous un geste de paix ! » Que faire ? Se tourner vers son voisin dont il n’a cure et dire des mots qu’il ne pense pas ? Que faire ? Rester les bras croisés et passer pour un goujat ? Que faire ? Capituler devant l’injonction rituelle et se laisser toucher par la poésie divine, afin que ce geste honore son intelligence, qui se doit de penser ce qu’elle conduit à faire ? Sans même attendre la fin de ces tergiversations, son voisin se tourne vers lui et lui dit : « la paix du Christ, Jean ! » Comment cet homme connaît-il son prénom ? Décroisant toutefois les bras, il libère sa poitrine et est atteint en plein cœur… Au moment de serrer cette main tendue, il comprend qu’elle est un geste qui dit toute la considération qu’un inconnu peut avoir pour lui, au nom du petit Jésus. Quoi de plus commun que son prénom et voilà, pourtant, qu’il résonne singulièrement dans cette église. Jean sait qu’il signifie « Dieu fait grâce », comme en ce jour où Jésus brave son orgueilleuse fierté. Il vient au devant de lui, pour déposer un présent en son jardin secret, au pied de son arbre de vie, celui de compter aux yeux de Dieu.

Tout cadeau, quel qu’il soit, sera toujours marqué du sceau de la considération qui nous fait vivre. Tout cadeau, quel qu’il soit, ne dira jamais que l’amour qu’on nous porte. Tout cadeau, quel qu’il soit, sera alors toujours celui du « petit Jésus », par qui la magie de Noël opère…

Père Raphaël Prouteau

 

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décembre, 2018

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Paroisse

Noël à Saint-Michel

Confessions : mardi 18 décembre à 20h30, lundi 24 décembre de 9h30 à 12h30. Veillées et messes de Noël : lundi 24 décembre à 18h et à 20h30. Messe de Noël : mardi 25 décembre à 10h30. Messe du 1er janvier à 11h.

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Merci !

Chers amis, je tiens à vous remercier du fond du cœur pour votre investissement dans la fête paroissiale de ce week-end. Vous avez mis votre talent au service de la communauté et vous avez donné de votre temps pour que chacun s’y trouve accueilli et trouve plaisir à habiter ce lieu qui nous est cher.…

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Diocèse

Formation: « L’art de durer en couple »

« Qui aujourd’hui n’est pas amoureux de l’amour ? » demande Xavier Lacroix dans son livre Les Mirages de l’amour.  Mais l’amour conjugal est-il durable ? Certains voudraient qu’il ne dure que trois ans. Parle-t-on du même amour ? Peut-on faire durer l’amour ? Quels soins faut-il prendre ? Notre priorité ne devrait-elle pas être de se connaître en tant qu’homme et en tant…

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Forum des associations

Le Forum des associations de la ville de Versailles aura lieu le samedi 8 septembre de 10 heures à 18 heures, au 5 avenue de Sceaux, sur le site de l’école d’architecture, dans les Petites Écuries. La paroisse Saint-Michel sera présente sur le stand de l’Association diocésaine – paroisses catholiques de Versailles (ADPCV). Vous pourrez entre…

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