Le mot d'accueil du curé

À tous !

Que le porche de Saint-Michel s’ouvre ! Que le porche de notre paroisse ouvre sur une communauté accueillante, rayonnant de cette bienveillance qui en fait un lieu familier ! Que le porche de notre église ouvre à la fontaine de vie que représente notre foi, à cet amour de Dieu qui suppose et nourrit l’amour des hommes ! Bienvenue à Porchefontaine !

Héritiers d’une histoire, notre clocher fait encore résonner cette devise écrite sur le livre d’or d’un quartier béni : « bonté, gaité, camaraderie. » A ceux qui cherchent à être aimés pour ce qu’ils sont, qu’ils trouvent la bonté du Christ dans le regard de ses fidèles porchifontains ; à ceux qui veulent espérer de l’existence, qu’ils trouvent la gaité du Christ dans l’enthousiasme de ses disciples porchifontains ; à ceux qui en appellent à l’humanité, qu’ils trouvent la camaraderie du Christ dans la charité de ses frères et sœurs en Dieu !

Que ce porche s’ouvre pour la vie, que chacun trouve son bonheur à Saint-Michel !

Le dernier édito du curé

Trois vœux en un nom

 

Du monde merveilleux de l’enfance, peuplé de légendes, quelques rêves demeurent… Accoudé à la fenêtre, je scrute le ciel de la Saint Sylvestre. Nuit des vœux qui la constellent, j’espère apercevoir l’étoile filante qui promettra la bonne fortune à cette nouvelle année.

Une première fend enfin l’obscurité et je ferme intensément les yeux. L’or dessine alors ses lettres étincelantes et je formule le souhait de connaître le succès dans mes entreprises. Puissé-je réussir pour forcer le respect et m’imposer comme une référence aux compétences incontestables… Être reconnu à l’auréole de gloire qui m’accompagne… Puissé-je gagner l’argent qui assurera ma liberté, afin que personne ne décide pour moi de ma destinée. Si tout ce que je touche pouvait donc devenir de l’or… Mais le roi Midas en fit l’amère expérience en son temps, découvrant cette malédiction. Lorsque plus aucun contact n’est gratuit ; lorsque seule la gloire nous motive ; lorsque seul le gain prime, la vie devient une carrière de roche. Elle se délite à mesure qu’on la gratte, pour en retirer le riche métal. Voilà que ce vœu n’apparaît plus si merveilleux. Il aura brillé l’instant d’une étoile filante…

Déçu, je regarde à nouveau la voûte céleste. Une étoile m’apportera-t-elle la promesse de lendemains heureux ? Sur cette pensée, un point lumineux zèbre soudain l’obscurité. Je ferme intensément les yeux et l’odeur de l’encens me surprend. Évoquant cette fragrance qui élève dans les hauteurs, je fais le vœu d’avoir de l’esprit. Puissé-je me découvrir une spiritualité et me dégager des contingences matérielles… Puissé-je sublimer mes difficultés, pour en fuir l’aigre réalité… Puissé-je conquérir le monde des idées, qui jugent de la vérité sans l’éprouver dans sa chair… Mais un savant en fit la dramatique expérience. À vouloir vivre en sage, il méprisa de manger… À se cultiver et à prier, il en négligea ses humaines nécessités. Personne ne pouvait lui venir en aide, puisque tous étaient trop terre à terre pour avoir sa considération. Il retourna ainsi à la poussière, dont il avait tant voulu s’extraire… Ce vœu ne me séduisit que l’espace d’une étoile filante…

Dépité, j’attends néanmoins qu’un rai étoilé vienne encore illuminer cette nouvelle année. La chance me sourit et un troisième fait son apparition dans la nuit. Je ferme intensément les yeux et la myrrhe chante sa mélodie. Arôme du cantique des amours, elle fait danser les cœurs au rythme des sentiments. Puissé-je aimer de tout mon être, sans qu’aucune déception ne me freine… Puissé-je aimer, au point que la vie ne soit que gaieté et facilité… Puissé-je aimer, enivré du seul parfum de la passion… Mais un mage en fit la douloureuse expérience… Poète dans l’âme, il vécut en quête d’une extase qui ne cessait de filer entre ses doigts… À peine assouvie, elle s’éclipsait et ne laissait que nostalgie. Il ne pouvait conserver la ferveur d’une idylle nouvelle, qui toujours en venait à se heurter aux exigences de la volonté… À celui qui ne désire que la passion, l’amour ne sera jamais qu’une étoile filante…

Au soir du 31 décembre, je suis inquiet de ces trois augures. Chacun est souhaitable en soi, mais chacun conduit à sa propre impasse. L’horloge sonne vingt heures et il me faut rejoindre mes amis. Quel vœu leur adresser, puisque je ne sais même pas quoi espérer ?! Dans la rue, je crois rêver… Je croise le fantastique cortège d’un roi, d’un mage et d’un poète. En leurs mains, ils portent les étoiles d’or, d’encens et de myrrhe. Je décide de les suivre, jusqu’à la crèche de l’église paroissiale. Aux pieds de l’enfant Dieu, ils déposent leurs trésors en guise de vœux. Je m’approche de ces trois hommes et je demande à comprendre. Pourquoi offrir ce qui, autrefois, causa leur perte ? Pour toute réponse, ils me montrent Jésus. Des confins de leurs univers, il les a attirés et leur a ainsi permis de se rencontrer et de tisser des liens sacrés. À sa lumière, ils eurent la révélation du mystère : l’or, l’encens et la myrrhe n’ont de valeur que pris ensemble, lorsque chacun pondère l’autre. À la crèche, le roi comprit que l’or n’a de prix que par l’esprit, qui en établit la valeur à l’indice du cœur. L’or est un bonheur, lorsqu’on prend assez de hauteur de vue, pour évaluer notre manière de gagner notre vie et s’assurer qu’elle ne nous sépare pas de ceux que l’on aime vraiment et qui nous aiment réellement. Devant le Dieu incarné, le savant saisit que l’encens n’apporte de spiritualité et d’esprit qu’à celui qui garde le sens des réalités. Il s’agit de comprendre le monde et les hommes pour les aimer concrètement. Devant la Parole éternelle qui résonne sur Terre, le poète entendit que la myrrhe embaume quiconque s’en parfume ou en répand le prix sur le corps des autres. On ne pourra jamais aimer que quelqu’un en particulier, l’esprit insufflant à la volonté de se donner dans la durée et avec une intensité renouvelée.

Esbaudi, je sors de l’église et me rends chez mes amis. En chemin, je lève les yeux vers le ciel et je découvre une étoile à l’incandescence singulière. Fixe au firmament, elle me sert de repère et je retrouve en elle le subtil équilibre de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Une étoile nommée Jésus et que j’appelle de tous mes vœux !

Père Raphaël Prouteau

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Nouveau : le ciné-lycée !

Pour les lycéens, dans la salle ciné de Saint-Michel ! De 18h à 21h, les dimanches 22 septembre, 1er décembre (attention : nouvelle date !), 26 janvier, 15 mars et 17 mai.

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Noël 2019 à Saint-Michel

Confessions : mardi 17 décembre à 20h30, samedi 21 décembre de 9h30 à 12h, mardi 24 décembre de 9h30 à 12h. Veillées et messes de Noël : mardi 24 décembre à 18h et à 20h30. Messe de Noël : mercredi 25 décembre à 10h30. Messe du 1er janvier à 11h.

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Conférences sur l’Esprit Saint

Cycle de 4 conférences sur l’Esprit Saint par le père Jean-Marc Bot à l’église Saint-Symphorien de Versailles à 20h45 : – mardi 14 janvier : l’Esprit Saint et les sacrements ; – mardi 21 janvier : l’Esprit Saint et les vertus ; – mardi 28 janvier : l’Esprit Saint et les charismes ; – mardi…

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Misatango de Martin Palmeri vendredi 29 novembre à 20h45

Concert de la Misa à Buenos Aires, aussi connue sous le nom Misatango, du compositeur argentin Martín Palmeri. Cette messe classique en latin (Kyrie, Gloria, etc.) avec des rythmes esprit tango vous surprendra. Elle sera chantée : Vendredi 29 novembre à 20h45 à l’église Saint-Michel, 18 rue des Célestins, Versailles-Porchefontaine et dimanche 1er décembre à 17h00…

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