Le père Robert Plaquin est né le 30 mai 1933 à Versailles. Il a été ordonné prêtre le 29 juin 1960 pour le diocèse de Pontoise.

En 1960, il a été professeur au lycée Saint-Charles d’Athis Mons. Deux ans plus tard, il devient vicaire à Beaumont-sur-Oise puis en 1967 à la paroisse Saint-Nicolas de Maisons-Laffitte.

En 1968, il est incardiné au diocèse de Versailles et rejoint la paroisse Sainte-Elisabeth de Versailles, où il était plus particulièrement chargé de la paroisse Saint-Michel : c’était l’époque du secteur Sainte-Elisabeth-Saint Michel.

En 1977, le P. Robert devient directeur adjoint des pèlerinages et en 1978 curé de la paroisse Saint-Joseph de Sartrouville.

En 1983, il est nommé coordinateur des prêtres de l’Hospitalité de Lourdes.

Il devient curé des paroisses Saint-Martin de Verneuil-sur-Seine et Saint-Etienne de Vernouillet en 1987 puis de la paroisse Saint-Léger de Saint-Germain-en-Laye en 1993.

A partir de 2005, il est prêtre au service des paroisses Notre Dame de la Résurrection et Saint-Antoine du Chesnay-Rocquencourt et prend sa retraite en 2015 à Versailles. Il entrera un an plus tard à la Maison Saint-Louis de Versailles.

Le P. Plaquin entre dans la Gloire du Père le 30 mars 2020.

Un temps de prière accompagnera la fermeture du cercueil à la Maison Saint Louis le 31 mars 2020. Le père Robert sera inhumé dans le caveau familial de Sallanches (Haute Savoie). Une messe de requiem sera célébrée ultérieurement.

Il nous a laissé un testament spirituel que l’on peut lire ci-dessous :

Testament spirituel du Père Robert Plaquin

Rédigé le 15 novembre 1991 au retour des obsèques d’André Mansuy

« André, depuis mon arrivée à Sartrouville en 1978, avait une place importante dans ma vie de prêtre. La sagesse de son jugement m’a beaucoup apporté.

J’ai entendu lire ce matin son testament spirituel.  J’en avais entendu bien d’autres avant lui et chacun me posait question. Ce que j’entendais était si beau que je ne me voyais pas écrire des textes semblables. Et pourtant, j’ai passé ma vie à essayer de « rendre témoignage » et je me demande pourquoi je ne tenterai pas encore de le faire aujourd’hui.

Voici donc ce qui a compté pour moi jusqu’au bout.
 J’ai toujours voulu être fidèle à l’appel de Jésus Christ : c’est cela qui a donné un sens à ma vie, et lorsque les circonstances ont été plus difficiles, m’a redonné la paix, enracinant en moi la conviction profonde que c’est Lui qui portait avec moi le poids de ma vie. 

A travers Lourdes notamment, Marie a souvent été présente à moi, avec une confiance telle que même ses miracles pour moi ou pour les autres ne m’ont pas étonné. 

Cherchant à être « homme de communion » j’ai souvent voulu dédramatiser, relativiser bien des conflits possibles ou des situations bloquées. Ce faisant, je n’ai peut-être pas toujours respecté la sensibilité de chacun. Mes boutades ou un humour malvenu ont pu blesser certains. Que ceux qui en souffriraient encore veuillent bien me le pardonner. 

Un prêtre se voudrait homme de foi… et d’action de grâce. Dieu ne m’a pas déçu. Si j’avais à recommencer ma vie, c’est celle qu’il m’avait préparé que je choisirai à nouveau… en essayant de la vivre mieux, bien entendu.

Ces quelques mots ont été un peu longs, mais si j’ai été trop bavard, je vous le promets, c’est vraiment la dernière fois ! »